Extraire le texte d'une image
OCR sur photo, capture ou scan. Gratuit, sans upload. 1 Go max · Jusqu'à 1 Go · Traité localement, jamais envoyé sur un serveur.
Une photo de page prise en réunion, une capture d’un message d’erreur, un ticket scanné, une diapositive photographiée : autant de textes visibles mais impossibles à sélectionner. Cette page les relit et vous rend un fichier texte téléchargeable, nommé d’après votre image et suivi de « -texte.txt ».
La reconnaissance est confiée à Tesseract, dans sa version JavaScript 5.0.5 servie par le site lui-même, avec un cœur de calcul compilé en WebAssembly. Le mode retenu est le mode neuronal seul : le moteur historique à comparaison de formes, moins précis sur les polices modernes, n’est pas sollicité. Votre image est lue par le navigateur puis remise à un processus de travail isolé, arrêté dès le texte obtenu, y compris en cas d’erreur.
La différence avec la reconnaissance appliquée aux PDF change les conseils à suivre. Ici, aucun rendu intermédiaire n’a lieu : l’image part à l’analyse dans sa définition d’origine, sans redressement, sans passage en noir et blanc, sans recadrage et sans correction de contraste. Une photo de 12 mégapixels est examinée sur toute sa surface. C’est donc votre prise de vue, et elle seule, qui détermine le résultat.
Mode d’emploi
- Déposez une image Un fichier à la fois. Tout format que votre navigateur sait afficher convient — JPEG, PNG, WebP, GIF, BMP ; un HEIC d’iPhone demande souvent un passage préalable par la conversion vers JPG.
- Indiquez la langue du texte Six réglages : français, anglais, français + anglais, allemand, espagnol, italien. Ce choix détermine le modèle téléchargé et les caractères attendus, accents compris.
- Lancez « Extraire le texte » La barre affiche « Téléchargement du moteur OCR… », puis « Reconnaissance du texte… ». Le premier lancement exige une connexion et peut demander une bonne minute.
- Contrôlez le nombre de mots reconnus La ligne de résultat annonce par exemple « 213 mots reconnus ». Un total très inférieur au contenu visible signale une image de travers, floue, ou une langue mal choisie.
- Téléchargez le fichier texte Le .txt est encodé en UTF-8 et ne contient que des caractères : ni police, ni couleur, ni position. Le bouton de relance permet d’enchaîner sur une autre image.
Les quatre facteurs qui décident du résultat
La netteté vient en premier. Un cliché pris à main levée à trente centimètres d’une feuille est souvent légèrement flou, et le flou dissout les jambages : le « rn » se lit « m », le « cl » se lit « d ». Le test le plus fiable consiste à afficher l’image à 100 % : si vous devez plisser les yeux, le moteur échouera au même endroit.
La géométrie suit, et c’est le défaut le plus fréquent des photos. Le moteur suppose des lignes horizontales ; une page prise de biais produit des lignes fuyantes que rien ne redresse ici. Photographiez à la verticale de la feuille, pas depuis votre chaise. Le contraste compte autant : texte gris clair sur fond crème, photo d’écran avec ses reflets, page traversée par l’ombre du téléphone donnent des résultats médiocres.
Le fond, enfin, produit du bruit que le moteur prend pour des traits : tampon coloré, trame de sécurité, surlignage fluorescent, motif de nappe. Un recadrage préalable sur le seul bloc de texte élimine une partie de ces parasites et raccourcit l’analyse.
Ce qui circule sur le réseau au premier lancement
Le trajet est l’inverse de celui qu’on imagine : c’est le lecteur qui vient à l’image. Trois ressources sont récupérées la première fois. Le script et le cœur WebAssembly, ce dernier d’environ trois mégaoctets, sont servis par le site lui-même ; seul le modèle de la langue choisie, une dizaine de mégaoctets une fois compressé, est encore pris sur le réseau public jsDelivr. Le navigateur les met en cache, si bien que les extractions suivantes se passent de connexion.
Votre image ne fait pas partie de ces échanges : elle est lue localement puis remise au processus de reconnaissance qui s’exécute dans votre onglet. Changer de langue déclenche en revanche le téléchargement d’un nouveau modèle, les précédents restant en cache. Si le moteur ne se charge pas en deux minutes, le traitement est abandonné avec un message invitant à vérifier la connexion.
La forme du texte restitué
Le fichier suit les lignes de l’image, pas les paragraphes de l’auteur. Un texte justifié scanné revient avec un retour à la ligne à chaque ligne imprimée, qu’il faut recoller à la main ou par un rechercher-remplacer. Les mots coupés par un tiret en fin de ligne restent coupés.
Les mises en page en colonnes et les tableaux sont le point faible. Les cellules ressortent les unes après les autres et l’alignement disparaît : une capture de tableur devient une liste de valeurs dont il faut reconstituer la structure, une capture de code perd son indentation. Lorsque le moteur ne trouve aucun mot, aucun fichier vide n’est produit : un message signale l’échec et invite à vérifier la netteté et la langue.
Les cas où cette page n’est pas la bonne
Si votre document est un PDF, la page de reconnaissance qui lui est dédiée traite plusieurs pages d’un coup et sépare les résultats page par page. Si le texte est déjà sélectionnable à l’écran, copiez-le : la reconnaissance optique ne peut que dégrader des caractères exacts.
L’écriture manuscrite est hors d’atteinte : aucun des six modèles proposés n’est entraîné pour elle, et une note manuscrite, une ordonnance ou une annotation en marge reviennent en suites de caractères sans rapport. Enfin, l’outil prend une image à la fois : une série de trente photos se traite trente fois, en gardant l’onglet ouvert.
Questions fréquentes
Une photo prise au téléphone suffit-elle ?
Souvent oui, si la feuille est à plat, l’objectif parallèle à la page et l’éclairage régulier. L’échec vient rarement de la définition du capteur, presque toujours de l’inclinaison ou de l’ombre portée par l’appareil.
Pourquoi « Aucun texte reconnu » alors que je lis le texte sans peine ?
Le moteur a terminé sans isoler un seul mot et refuse de livrer un fichier vide. Les causes habituelles sont une image pivotée d’un quart de tour, une photo d’écran, un document très pâle ou une langue mal choisie.
Mon document mêle français et anglais, que choisir ?
Le réglage « Français + anglais » charge les deux modèles et laisse le moteur arbitrer. Il est plus lent et hésite un peu plus sur un texte purement français, mais évite de perdre les termes anglais.
Mon image est-elle envoyée quelque part pour être analysée ?
Non. Ce qui traverse le réseau au premier usage, c’est le programme de lecture et son modèle de langue ; l’image, elle, reste dans l’onglet. C’est pour cela que la première extraction demande une connexion et pas les suivantes.
Puis-je récupérer la mise en page d’origine ?
Non, la sortie est du texte brut. Seul l’ordre des lignes est conservé ; gras, italiques, tailles, colonnes et images n’ont aucune traduction dans un fichier .txt.
Combien de temps prend une extraction ?
Quelques secondes pour une capture d’écran une fois le moteur en cache, davantage pour une photo de plusieurs mégapixels dont toute la surface est examinée. Recadrer sur la zone utile réduit nettement l’attente.
Outils similaires
Découvrir d’autres outils
- PDF → JPG — Exportez chaque page du PDF en image haute qualité.
- Compresser une image — JPG, PNG et WebP allégés avec aperçu du gain.
- Convertisseur de casse — MAJUSCULES, minuscules, Titre ou casse de phrase.
- Markdown → HTML — Markdown converti en HTML propre et sémantique.