Vérificateur de redirections

Vérifiez où aboutit une URL et si elle est redirigée. Gratuit, sans upload. 1 Go max · Jusqu'à 1 Go · Traité localement, jamais envoyé sur un serveur.

Après une refonte, un changement de domaine ou la suppression d’une rubrique, une question revient : cette ancienne adresse mène-t-elle encore quelque part, et où. Cet outil envoie une requête vers l’adresse saisie et rend cinq lignes : l’URL testée, l’URL finale, la présence ou non d’une redirection, le statut HTTP obtenu à l’arrivée et la méthode de lecture employée.

Comme l’audit de page, ce vérificateur travaille sur le réseau : l’adresse que vous entrez quitte le navigateur pour être interrogée. La tentative directe part de votre machine ; si elle échoue, un relais public, api.allorigins.win, prend le relais depuis ses propres serveurs. La ligne « Méthode » du tableau indique lequel des deux chemins a répondu.

Une limite tient à la technique employée. La requête est configurée pour suivre les redirections d’un bloc : le navigateur enchaîne les sauts et ne restitue que l’arrivée. Le détail intermédiaire, la suite 301 puis 302 puis 200, n’est pas exposé au code de la page, et l’outil le signale sous son propre résultat.

Mode d’emploi

  1. Entrez l’adresse à tester Le champ attend de préférence l’ancienne adresse, celle dont vous voulez connaître le sort. Le préfixe https:// est ajouté si vous l’omettez, et une saisie invalide est refusée.
  2. Cliquez sur « Vérifier » Le bouton passe en « Vérification… ». La tentative directe dispose de dix secondes, le repli par relais public de quinze de plus avant abandon.
  3. Comparez l’URL testée et l’URL finale L’écart entre les deux lignes dit tout : passage de http à https, ajout ou retrait du www, barre finale, ou chemin entièrement différent en cas de véritable redirection.
  4. Lisez la ligne « Redirection » Elle tranche en clair entre une adresse qui aboutit ailleurs et une adresse qui répond directement, sans qu’il faille interpréter soi-même les codes de statut.
  5. Vérifiez le statut et la méthode Le statut est annoté « OK » en dessous de 300, « redirection » entre 300 et 399, « erreur » au-delà. La méthode précise si la lecture a été directe ou passée par le relais.

La requête part vers le site testé

Cet outil n’a rien de local : vérifier une redirection suppose de la déclencher. La première requête sort de votre navigateur, avec votre adresse IP. Beaucoup de serveurs ne renvoient pas les en-têtes d’autorisation d’origine croisée exigés par le mécanisme CORS ; dans ce cas, le navigateur refuse de livrer la réponse au code de la page, et la tentative est comptée comme un échec même si le site a parfaitement répondu.

Le repli automatique passe alors par api.allorigins.win, un service tiers public. C’est lui qui interroge l’adresse, depuis un centre de données, avec sa propre IP. Les conséquences sont concrètes. Une page réservée aux membres retourne l’écran de connexion, aucun cookie de session ne circulant vers un autre domaine. Un pare-feu applicatif comme ceux de Cloudflare ou d’Akamai peut opposer une page de vérification, voire un refus, à une adresse IP d’hébergeur. Un environnement de préproduction filtré par mot de passe ou par liste d’adresses reste hors de portée. Cet outil renseigne sur des adresses publiques.

301, 302, 307, 308 : lequel dans quel cas

Le 301 annonce un déplacement définitif. C’est le code d’une migration : le moteur remplace l’ancienne adresse par la nouvelle dans son index et lui transmet les signaux accumulés. Les navigateurs le gardent en cache avec zèle, ce qui rend un 301 posé par erreur pénible à rattraper chez les visiteurs qui l’ont déjà reçu. Le 302 dit l’inverse, un détour provisoire : l’adresse d’origine reste la référence, ce qui convient à une page en travaux ou à une opération temporaire.

Le 307 et le 308 sont les versions strictes des deux précédents. Historiquement, un 301 ou un 302 appliqué à un envoi de formulaire pouvait transformer la requête en simple consultation et perdre les données transmises. Le 307, temporaire, et le 308, définitif, imposent de conserver la méthode et le corps de la requête. Pour une page consultée en lecture, le 301 reste le choix courant et le mieux traité partout ; pour un point d’entrée technique qui reçoit des envois de données, le 308 évite la mauvaise surprise.

Ce que coûte une chaîne de redirections

Chaque saut est un aller-retour complet : résolution DNS si l’hôte change, ouverture de connexion, négociation TLS, requête, réponse. Sur une liaison mobile, l’addition se compte en centaines de millisecondes avant que le premier octet utile n’arrive. La chaîne classique http vers https, puis sans www vers avec www, puis ancienne page vers nouvelle, fait trois sauts là où une règle bien écrite en ferait un seul.

Le coût ne pèse pas que sur le visiteur. Les explorateurs suivent un nombre limité de sauts avant d’abandonner, une dizaine en pratique, et un navigateur s’arrête autour de vingt en affichant une erreur de boucle. La règle utile tient en une phrase : faites pointer chaque ancienne adresse directement sur sa destination finale, plutôt que de laisser les redirections s’empiler au fil des refontes successives.

Lire le résultat sans se tromper

Le statut affiché est celui de l’arrivée, pas celui de la redirection. Une ancienne page correctement redirigée en 301 apparaît donc en HTTP 200, avec la ligne « Redirection » à oui : c’est le résultat attendu et non une contradiction. Un statut compris entre 300 et 399 ne s’affiche que lorsque la chaîne n’a pas pu être suivie jusqu’au bout.

En mode relais, la présence d’une redirection est déduite de la comparaison entre l’adresse testée et l’adresse d’arrivée, barre finale mise à part ; un renvoi qui retomberait sur la même adresse passerait donc inaperçu. Enfin, seules les redirections du protocole HTTP sont vues : un renvoi opéré par une balise meta refresh ou par un script n’apparaît pas ici, puisque la page n’est ni rendue ni exécutée.

Questions fréquentes

Pourquoi le statut est-il 200 alors que ma page est redirigée ?

Parce que la requête suit la chaîne jusqu’au bout et rapporte le code de la destination. La ligne « Redirection » signale le renvoi ; le 200 confirme simplement que la page d’arrivée existe.

Puis-je voir le détail 301 puis 302 puis 200 ?

Pas depuis un navigateur : les sauts intermédiaires ne sont pas exposés au code de la page. Il faut un outil côté serveur ou une requête en ligne de commande affichant les en-têtes de chaque étape.

Que signifie la mention « Lecture proxy public » ?

Que l’accès direct a été refusé et que la requête est passée par api.allorigins.win. Le site a vu l’adresse IP de ce service et non la vôtre, ce qui peut modifier la réponse qu’il renvoie.

Une redirection par meta refresh est-elle détectée ?

Non. Seules les redirections du protocole HTTP sont visibles. Un renvoi écrit dans le HTML ou déclenché par un script n’est ni interprété ni suivi par cet outil.

Faut-il choisir 301 ou 308 pour un changement définitif ?

Le 301 suffit pour des pages consultées en lecture et reste le code le plus universellement traité. Le 308 s’impose quand l’adresse reçoit des envois de données dont la méthode doit être préservée.

Mon site de préproduction renvoie une erreur, pourquoi ?

Parce qu’il est probablement filtré par mot de passe ou par adresse IP. Ni votre session ni le relais public n’y ont accès : l’outil ne peut vérifier que des adresses ouvertes au public.

Le vérificateur de redirections est-il gratuit et faut-il créer un compte ?

Il est gratuit, sans inscription, sans compte et sans limite de nombre de vérifications, le résultat s’affichant immédiatement. Une réserve mérite d’être dite : contrairement aux autres outils du site, celui-ci ne travaille pas en local. L’adresse que vous saisissez est réellement interrogée, depuis votre navigateur, ou par le relais public api.allorigins.win quand la lecture directe est refusée.

Comment savoir où mène un lien raccourci sans cliquer dessus ?

Collez l’adresse raccourcie dans le champ : la requête suit la chaîne jusqu’au bout et l’outil affiche l’URL finale, le statut HTTP obtenu à l’arrivée et la ligne « Redirection ». Vous découvrez ainsi la destination réelle sans ouvrir la page chez vous, donc sans en charger le contenu ni les traceurs, seule l’arrivée étant affichée et non le détail des sauts. Gardez en tête que la vérification reste une visite comme une autre : le service de raccourcissement la comptera dans ses statistiques de clics.

Comment tester mes redirections après une migration de site ?

Testez vos anciennes adresses une par une, en commençant par les plus visitées et par celles qui reçoivent des liens externes : la ligne « Redirection » à oui et une URL finale correcte confirment que l’ancienne page mène bien à la nouvelle. Vérifiez ensuite que le statut d’arrivée est 200 et non 404, cas fréquent lorsqu’une règle de réécriture pointe vers une page supprimée depuis. Il n’y a pas d’import de liste : chaque vérification porte sur une seule adresse.

Outils similaires

Découvrir d’autres outils

Catégories